A la suite des différentes polémique inscrite durant les journaux télévisés, nous sommes forcés de constatés que le fameux projet Edwige est finalement passés avec des modifications...Certes, mais cela n'en reste pas moins une restriction de la liberté individuelle. Pour celles et ceux qui ignorent le contenu de ce projet, je me propose ici de vous le présenter comme j'ai pu le découvre dans un article du "Parisien". Ce à quoi je vous souhaite une bonne lecture...malgré tout.
UN GAMIN qui fait le guet au pied d'une tour pour les dealers de la cité, un militant d'une association de lutte contre l'homophobie, un parent d'élève qui participe aux combats en faveur de l'école de ses enfants, un candidat à une élection... Tous pourraient figurer au fichier Edvige (initiales d'exploitation documentaire et valorisation de l'information générale), tant les sources d'alimentation de cette base de données informatique de la police sont vastes.
« Un fichage généralisé et systématique, particulièrement attentatoire aux libertés », dénonce le Syndicat de la magistrature, l'un de ses nombreux détracteurs. Une simple « reprise de l'ancien fichier des renseignements généraux, strictement encadré », rétorque le ministère de l'Intérieur, sans parvenir à éteindre la polémique.
- Un logiciel pour remplacer les vieilles fiches des RG. Créé par un décret paru le 1 e r juillet au « Journal officiel », Edvige a supplanté le fichier des RG, qui existait depuis 1991, à l'occasion de la refonte des services de renseignements français. Il s'agit concrètement d'une base de données renvoyant à des dossiers papier archivés dans chaque département. Y sont recensées des personnalités des milieux politique, syndical, étudiant, économique, associatif, religieux... Mais aussi tout individu « susceptible de porter atteinte à l'ordre public » et ce, dès l'âge de 13 ans. Etat civil, profession, adresses postale et électronique, numéros de téléphone, signes physiques particuliers, immatriculation des véhicules, informations fiscales, entourage de la personne, etc. Autant de données glanées pour chaque individu fiché, mineur ou majeur, coupable ou pas d'une infraction, avec pour objectif clair d'« informer le gouvernement ». Avant un scrutin, un préfet pourra ainsi solliciter la fiche Edvige de celui qui se présente pour la première fois à une élection. « Cela permettra aux pouvoirs publics de juger si cette personne, par ses relations, sa profession ou son engagement, peut avoir une influence sur le vote », détaille-t-on au ministère de l'Intérieur.
- Les mineurs dans le collimateur. « Affirmer qu'Edvige ne fait que reprendre l'ancien fichier des RG est une contrevérité absolue », gronde Hélène Franco, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature. Elle rappelle que la collecte et la conservation des données ne concernaient jusqu'alors que des individus qui « pouvaient porter atteinte à la sûreté ou à la sécurité publique ». « On vise désormais les personnes susceptibles de troubler l'ordre public, dès 13 ans, argumente-t-elle. C'est une notion fourre-tout qui autorise tous les abus. Ainsi, un lycéen de 16 ans, figure de proue de la constestation dans son établissement, qui a participé à des manifestations au cours desquelles le rectorat a été tagué, sera fiché pour une durée indéterminée ! » La prise en compte des mineurs dès 13 ans répond à une « évolution de la société », répond le ministère de l'Intérieur, pour qui il s'agit simplement « d'élaborer des outils de surveillance et de prévention pour enrayer l'explosion de la délinquance des mineurs et lutter contre les phénomènes de bandes ». Son porte-parole, Gérard Gachet, assure par ailleurs qu'« il n'y aura ni fichage d'homosexuels, ni de séropositifs, ni de malades ».
- Des millions de personnes concernées ? La France compte quelque 500 000 élus locaux, des dizaines de milliers de militants associatifs, des centaines de syndicalistes... Le nombre de personnes susceptibles d'être fichées est colossal, « puis qu'Edvige institutionnalise l'arbitraire et la rumeur sans le moindre contrôle de l'autorité judiciaire », affirment ses plus farouches opposants. « Faux », rétorque-t-on au ministère de l'Intérieur, qui insiste sur le fait que « l'utilisation de ce fichier sera strictement encadrée ». Seuls des policiers spécialement habilités pourront y avoir accès et Edvige est placé sous le contrôle de la Commission nationale informatique et libertés. Le ministère refuse pourtant de donner le nombre de personnes potentiellement concernées car « un chiffrage global n'aurait aucun sens ».
Voilà...face à cela, je tiens tout de même à remercier le Parisien pour ces éclaircissements.
Enfin, vous vous demandez sans doute pourquoi Cassoulet...Une tite bite avec plein de fayot autour, ca ne vous rappele rien...(Merci A.Roumanoff)